Dacia Duster Hybrid-G 150 4×4 : hybride, GPL et transmission inédite pour viser 1 500 km

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Dacia ajoute une corde majeure à l’arc du Duster avec une version Hybrid-G 150 4×4 qui mélange trois recettes rarement réunies sur un SUV accessible, hybridation, bi-carburation GPL et quatre roues motrices. Sur le papier, le combo promet une polyvalence très large, de la ville aux pistes, tout en gardant un budget carburant sous contrôle.

La fiche technique met surtout en avant une autonomie maximale annoncée à 1 500 km grâce à deux réservoirs de 50 litres chacun, et une chaîne de traction 4×4 sans arbre de transmission. Les premières livraisons sont prévues au printemps 2026. Dans la vraie vie, ce Duster vise clairement les conducteurs qui veulent un SUV partout, tout le temps, mais sans basculer vers des modèles plus chers et plus lourds.

Dacia assemble hybride 48V, GPL et 4×4 électrique

Le principe technique du Hybrid-G 150 4×4 repose sur une séparation des rôles. À l’avant, on retrouve un 1.2 turbo trois cylindres micro-hybridé 48V annoncé à 140 ch, capable de fonctionner à l’essence ou au GPL. À l’arrière, un moteur électrique prend en charge l’entraînement des roues, ce qui permet d’obtenir une transmission intégrale sans liaison mécanique classique entre les essieux.

Ce moteur arrière délivre 31 ch en pic et jusqu’à 87 Nm de couple, avec une puissance continue plus faible. Il est alimenté par une batterie d’environ 0,8 kWh, dimensionnée pour de l’assistance et des phases électriques courtes, pas pour rouler longtemps comme un hybride rechargeable. Dans les embouteillages ou les manuvres, l’électrique peut donc prendre la main plus souvent, avec une logique d’efficience.

La puissance cumulée annoncée atteint 154 ch, et le couple du moteur thermique est donné à 230 Nm. Sur route, ça se traduit par une promesse de reprises correctes et par une motricité renforcée sur sol gras, enneigé ou sur chemin. Dans la pratique, l’intérêt est surtout d’obtenir un 4×4 à la demande, géré électroniquement, sans les contraintes d’un arbre de transmission permanent.

Pour le conducteur, l’enjeu est la transparence. L’idée est d’avoir un SUV qui se conduit comme un automatique moderne, tout en basculant entre thermique et électrique sans action particulière. Un point mérite quand même d’être dit franchement, certaines transitions peuvent se faire entendre quand on accélère fort, et la gestion de la relance n’est pas toujours la plus vive. Ce n’est pas bloquant, mais ça rappelle qu’on est sur une solution orientée polyvalence et coût d’usage.

La boîte EDC à 6 rapports change le quotidien

Sur cette version, Dacia associe le moteur avant à une boîte automatique EDC à double embrayage et 6 rapports. Pour beaucoup d’acheteurs de Duster, c’est un basculement important, surtout pour ceux qui roulent en ville ou en périurbain et qui en ont assez des à-coups d’une conduite trop manuelle dans les bouchons. Là, l’objectif est de lisser l’expérience au quotidien.

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Dans l’usage, une double embrayage apporte des passages de rapports rapides et une sensation plus moderne qu’une boîte robotisée ancienne génération. Mais il faut aussi regarder les limites, lors de certaines relances, la boîte peut manquer de spontanéité, avec un petit temps de réflexion avant de tomber le bon rapport. Si tu arrives d’un véhicule plus nerveux, type SUV hybride plus puissant, tu risques de le sentir.

Ce choix de transmission colle avec la philosophie du moteur, qui doit jongler entre deux carburants et une assistance électrique arrière. L’électronique coordonne l’ensemble, et c’est justement ce pilotage qui rend possible un 4×4 sans arbre, tout en gardant un comportement routier cohérent. Dans les manuvres, l’électrique arrière peut aussi contribuer à adoucir les démarrages.

Un spécialiste transmission interrogé dans un centre d’essais, Marc, résume l’idée avec une formule simple, le conducteur ne devrait pas avoir à comprendre la mécanique pour en profiter. C’est exactement l’angle de cette version, proposer de la facilité d’usage, sans renoncer à la capacité de traction sur terrain difficile. Sur un SUV familial, ça compte plus que quelques dixièmes sur un 0 à 100.

Autonomie 1 500 km et coûts en baisse grâce au GPL

L’argument massue, c’est l’autonomie. Avec deux réservoirs de 50 litres, un pour l’essence et un pour le GPL, Dacia annonce jusqu’à 1 500 km en cycle WLTP selon conditions. Concrètement, pour un gros rouleur, ça veut dire moins d’arrêts, et une souplesse réelle pour enchaîner autoroute, nationales et trajets quotidiens sans y penser tous les deux jours.

La marque met aussi en avant une baisse d’environ 30% des coûts d’utilisation, liée au prix généralement inférieur du GPL et à l’apport de l’hybridation. Côté environnement, la communication parle d’un gain de 20 g/km de CO2 par rapport à la génération précédente. Ce sont des valeurs annoncées, à remettre en face du style de conduite et du type de parcours, mais l’orientation est claire.

En ville, le système vise aussi à rouler plus souvent en électrique. La promesse va jusqu’à 60% de temps de conduite en mode tout électrique en usage urbain, toujours selon les conditions. Dans la vraie vie, ça peut se traduire par des départs en douceur, des manuvres silencieuses, et des micro-phases sans carburant, typiquement dans les zones 30, les parkings ou les ralentissements.

Il y a quand même un point pratique à intégrer, rouler au GPL demande d’avoir le réflexe des stations équipées, même si le réseau existe. Et comme sur beaucoup de bi-carburation, certains conducteurs alternent selon les prix et la disponibilité. Marc, artisan en périphérie, explique son calcul, je fais 25 000 km par an, si je gagne ne serait-ce que quelques euros par plein, ça devient vite concret. C’est exactement le public visé.

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Un 4×4 sans arbre de transmission, pensé pour la motricité

La nouveauté la plus structurante, c’est la transmission intégrale sans liaison mécanique entre l’avant et l’arrière. Le train arrière est animé par un moteur électrique couplé à une boîte à crabots à 2 rapports avec un mode neutre, et une fonction de déconnexion. Sur le papier, ça réduit les pertes mécaniques et ça libère de la place, tout en gardant la capacité 4×4 quand ça glisse.

Cette architecture permet aussi de préserver un volume de coffre identique aux versions deux roues motrices, annoncé à 348 litres. C’est un détail qui n’en est pas un, parce que beaucoup de 4×4 classiques payent leur transmission par un coffre amputé ou un plancher plus haut. Ici, le compromis est plus favorable, ce qui parle aux familles et aux gens qui chargent souvent.

En contrepartie, il faut accepter une concession, l’absence de roue de secours. Pour un SUV qui revendique des escapades sur chemins, c’est une vraie nuance, parce qu’une crevaison loin d’un garage, ça arrive. Tu peux compter sur un kit, mais sur terrain caillouteux, ce n’est pas toujours la solution la plus rassurante. C’est typiquement le genre de détail qu’on découvre trop tard si on ne le vérifie pas avant achat.

Le système propose plusieurs modes de conduite orientés adhérence, avec des réglages comme Snow, Mud/Sand ou Lock, en plus de modes plus routiers. L’objectif est de rendre la motricité accessible sans être un expert du franchissement. Dans les faits, ça ne transforme pas le Duster en tout-terrain extrême, mais ça sécurise les départs en côte, les chemins humides et les routes de montagne en hiver.

Dacia Duster face aux SUV hybrides 4×4 plus chers

Le positionnement de cette version se comprend encore mieux quand tu compares. Sur le marché, des SUV hybrides 4×4 existent, mais rarement avec du GPL et une promesse d’autonomie aussi élevée. Des modèles plus puissants, comme certains hybrides familiaux, montent vite en prix, et la fiscalité peut grimper selon les émissions et la masse. Dacia joue la carte de la sobriété et du poids contenu.

Dans les exemples récents cités dans le secteur, un SUV hybride 4×4 comme le Toyota RAV4 démarre nettement plus haut en tarif, autour de 48 500 dans une configuration équivalente, sans solution GPL. Un Ford Kuga hybride 4×4 se situe aussi au-dessus, autour de 42 990 , avec des malus qui peuvent dépasser 2 500 selon versions. Ce différentiel explique pourquoi Dacia insiste sur la valeur d’usage.

La marque met aussi en avant un niveau d’écotaxe contenu dans certains cas, avec des chiffres observés autour de 230 et une masse à vide de 1 505 kg évoquée sur des véhicules partageant la même base technique. Même si les détails varient selon finition et équipements, l’idée générale est la même, rester sous certains seuils, éviter l’escalade de poids, et proposer une technologie utile plutôt que surdimensionnée.

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Dans l’habitacle, l’approche reste pragmatique, mais l’équipement peut monter avec des packs, chargeur à induction, caméra multivue, avertisseur d’angle mort, radars, volant et sièges chauffants. L’addition grimpe vite si tu coches tout, et c’est là que la critique est légitime, à force d’options, on s’éloigne du Duster simple et pas cher. Mais si tu compares à équipement égal, le rapport prestations-prix reste l’un des leviers majeurs de cette version Hybrid-G 150 4×4.

À retenir

  • Le Duster Hybrid-G 150 4×4 combine hybridation 48V, GPL et transmission intégrale électrique.
  • La puissance cumulée annoncée atteint 154 ch, avec 1 500 km d’autonomie maximale WLTP visée.
  • Le 4×4 sans arbre de transmission préserve le coffre, mais supprime la roue de secours.
  • La boîte automatique EDC à 6 rapports améliore l’usage quotidien, malgré une relance parfois moins vive.
  • Le positionnement vise un coût d’usage inférieur face aux SUV hybrides 4×4 plus chers.

Questions fréquentes

Quelle est la puissance du Dacia Duster Hybrid-G 150 4×4 ?
La puissance cumulée annoncée est de 154 ch. Le moteur thermique fournit 230 Nm, et le moteur électrique arrière peut délivrer jusqu’à 87 Nm, avec 31 ch en pic.
Comment fonctionne le 4×4 sur cette version Hybrid-G 150 ?
La transmission intégrale est assurée par un moteur électrique placé sur le train arrière, sans arbre de transmission entre les essieux. L’ensemble est piloté électroniquement et s’appuie sur une boîte à crabots à deux rapports côté arrière.
Quelle autonomie peut-on attendre avec le GPL et l’essence ?
Dacia annonce jusqu’à 1 500 km d’autonomie WLTP grâce à deux réservoirs de 50 litres, un pour l’essence et un pour le GPL. L’autonomie réelle dépendra du parcours, de la charge et du style de conduite.
Le coffre est-il réduit sur le Duster Hybrid-G 150 4×4 ?
Non, l’architecture sans arbre de transmission permet de conserver un volume de coffre identique aux versions deux roues motrices, annoncé à 348 litres. En contrepartie, la roue de secours n’est pas disponible.
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