Orange discute ses datacenters avec des fonds, pendant que Figma rachète Bud et qu’Accenture confirme un piratage

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Orange fait l’objet d’un intérêt accru de la part de plusieurs fonds pour ses activités de datacenters en France, sur fond de hausse de la demande liée au cloud et à l’IA. D’après des informations rapportées par plusieurs médias économiques anglo-saxons ces derniers jours, l’opérateur étudierait la cession d’une participation dans une partie de son périmètre, plutôt qu’une vente totale, avec un objectif de valorisation de plusieurs centaines de millions d’euros. Dans le même temps, le secteur numérique continue de bouger, Figma annonce l’acquisition de Bud, tandis qu’Accenture confirme avoir été ciblé par une attaque informatique et avoir enclenché des mesures de remédiation.

Orange vise une cession partielle, jusqu’à 50% selon Bloomberg

Les discussions autour des datacenters d’Orange portent sur une opération de capital plutôt que sur un désengagement complet. Selon Bloomberg, l’opérateur chercherait à lever entre 400 et 500 millions d’euros en cédant une participation pouvant aller jusqu’à 50% dans une activité regroupant plusieurs sites en France, dont une installation présentée comme majeure en Normandie. Le dossier serait accompagné par Evercore, d’après des personnes présentées comme proches du processus. L’entreprise n’a pas, à ce stade, détaillé publiquement le périmètre exact ni le calendrier.

L’intérêt de fonds pour des infrastructures numériques n’a rien d’anecdotique en 2026. Les datacenters combinent des revenus récurrents, des contrats pluriannuels et des barrières à l’entrée fortes, foncier, raccordements électriques, délais administratifs. À cela s’ajoute la pression de capacité liée aux usages d’IA générative et au rapatriement, ou à la duplication, de données sur le territoire européen. Dans ce contexte, une entrée minoritaire de partenaires financiers permet à un opérateur de monétiser partiellement un actif sans le sortir complètement de son contrôle opérationnel.

Pour Orange, le choix d’une cession partielle peut aussi s’expliquer par la nature stratégique des installations. Une partie des clients des datacenters, entreprises, acteurs publics, services essentiels, attendent une continuité de service alignée sur des exigences de souveraineté, de sécurité et de conformité. Conserver la main sur l’exploitation, la relation client et certains investissements peut donc être perçu comme un élément de stabilité, tout en partageant le financement des extensions et des modernisations, notamment sur l’énergie, la densité de calcul et les systèmes de refroidissement.

Le marché surveille aussi l’arbitrage entre deux trajectoires, vendre une part d’actifs existants, ou faire entrer un partenaire pour accélérer une offre de colocation, avec un modèle plus proche d’un opérateur de tours télécom. Plusieurs opérations récentes en Europe ont montré que ces actifs peuvent susciter des valorisations élevées lorsque la visibilité commerciale, l’accès à l’électricité et la qualité du parc immobilier sont au rendez-vous.

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Couloir de datacenter Orange, technicien et visiteur en inspection
Illustration d’un environnement de colocation, un technicien contrôle des baies dans un datacenter moderne.

Christel Heydemann et Nicolas Royer évoquent l’ouverture à des tiers

En parallèle des rumeurs de vente partielle, Orange communique sur une logique différente, l’activation de ses actifs. Dans des déclarations reprises par la presse spécialisée internationale, le groupe a expliqué vouloir ouvrir ses datacenters à des tiers, sur un modèle comparable à celui de sa filiale de tours Totem. L’idée, telle qu’elle est décrite, consiste à mieux valoriser une base d’infrastructures déjà là, en accueillant davantage de clients en colocation et en contribuant à la dynamique de demande observée sur le marché européen.

Le message est important car il nuance l’interprétation purement financière. Selon ces propos, l’objectif ne serait pas de vendre pour répondre à une contrainte de dette, mais de positionner l’entreprise sur une vague de croissance, IA, cloud hybride, multiplication des exigences de localisation des données. Cette posture correspond à ce que cherchent plusieurs grands groupes télécoms, conserver des actifs critiques tout en industrialisant une activité d’hébergement, devenue un maillon central des chaînes numériques.

Il reste une tension classique entre communication et exécution. Ouvrir des datacenters à des tiers suppose une approche commerciale structurée, une offre de services cohérente, des engagements de niveau de service stricts, et une capacité à investir dans la montée en puissance électrique et réseau. Pour un opérateur télécom, cela peut créer des synergies, fibre, backbone, services managés, mais cela demande aussi des arbitrages, priorités d’investissements, recrutement de profils spécialisés, gestion de la concurrence avec des acteurs déjà installés sur la colocation.

Cette stratégie se heurte aussi aux contraintes locales. Le foncier et l’énergie deviennent des sujets politiques, avec des délais de raccordement et des débats sur la consommation. Des sites peuvent cristalliser des enjeux de sûreté ou d’acceptabilité. À Marseille, le site Orange de Saint-Mauront a par exemple fait parler de lui plus tôt, dans un contexte de fermeture rapportée par la presse locale, liée à des problématiques de sécurité. Même si cela ne résume pas le parc d’Orange, cet épisode rappelle que l’exploitation de sites techniques dépend aussi de conditions de terrain, accès, sécurisation, continuité, relations avec les collectivités.

Équipe produit au travail après rachat de Bud par Figma
Dans les outils de design, les acquisitions visent souvent à accélérer l’intégration de nouvelles fonctions.

Figma achète Bud pour renforcer les outils de design et de création

Dans un autre registre, Figma poursuit son expansion par acquisition avec le rachat de Bud, une opération mentionnée dans plusieurs revues de marché et reprise dans des rubriques telex. L’éditeur, connu pour sa plateforme collaborative de design, cherche à consolider son écosystème dans un contexte de concurrence soutenue sur les outils de création, de prototypage et de production de contenus. Les modalités financières n’ont pas été détaillées dans les éléments accessibles, mais le mouvement s’inscrit dans une logique d’intégration de compétences et de produits.

Le positionnement de Figma se joue sur une promesse centrale, faire converger conception, collaboration et livraison aux équipes produit, tout en fluidifiant les échanges entre designers, développeurs et décideurs. L’acquisition de Bud est présentée comme un moyen d’accélérer cette trajectoire, en ajoutant des briques technologiques ou des savoir-faire susceptibles de renforcer l’offre. Dans le secteur, les rapprochements sont souvent motivés par l’accélération du time-to-market, ou par la volonté de capter des usages émergents liés à l’automatisation, aux bibliothèques de composants et aux nouveaux flux de travail assistés par l’IA.

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Cette opération intervient dans un moment où les entreprises rationalisent leurs budgets logiciels. Les directions informatiques demandent des outils plus intégrés, moins redondants, avec une gouvernance claire des accès et des contenus. Pour un acteur comme Figma, gagner en profondeur fonctionnelle peut aider à rester central dans l’organisation produit, et à réduire le risque de voir certaines tâches migrer vers des suites concurrentes. Les enjeux portent aussi sur la sécurité, gestion des droits, traçabilité des changements, conservation de versions, sujets sensibles pour des équipes réparties et des projets soumis à conformité.

À court terme, l’attention du marché se portera sur l’intégration, feuille de route, compatibilités, politique tarifaire, et continuité pour les utilisateurs de Bud. Les acquisitions dans le logiciel peuvent échouer si les produits restent juxtaposés. À l’inverse, une intégration réussie peut créer un effet de plate-forme, plus de valeur par utilisateur, plus de cas d’usage couverts, et un pouvoir de négociation renforcé face aux grands comptes.

Accenture confirme un piratage et renforce ses mesures de cybersécurité

Accenture a confirmé avoir été visé par un piratage, selon des informations relayées dans les telex et reprises par des médias spécialisés. Le groupe a indiqué avoir enclenché des actions de réponse, avec des mesures de confinement et d’investigation. Dans ce type d’incident, la communication officielle reste souvent prudente, car l’analyse d’impact, systèmes concernés, données potentiellement exfiltrées, conditions d’accès initial, peut prendre du temps et mobiliser des équipes internes et externes.

Pour un acteur de conseil et de services numériques, l’exposition est structurelle. Accenture opère des environnements complexes, intervient chez des clients variés, et manipule des informations sensibles, méthodes, documentation technique, éléments contractuels, parfois données de production selon les missions. Une attaque, même circonscrite, alimente donc des questions sur la segmentation des systèmes, la gestion des identités, l’authentification multi-facteur, la détection d’anomalies, et la capacité à isoler rapidement des comptes ou des postes compromis.

Le cas rappelle aussi une tendance, les attaquants privilégient les organisations qui occupent une position d’intermédiaire. En touchant un prestataire, ils espèrent atteindre indirectement un réseau de clients, ou obtenir des informations utiles pour des attaques ultérieures. D’où l’insistance croissante sur la sécurité de la chaîne de sous-traitance, les audits, les clauses contractuelles, et les preuves de conformité. En 2026, la cybersécurité ne se limite plus à une équipe dédiée, elle devient un sujet de gouvernance, suivi par la direction générale et, dans de nombreux groupes, par le conseil d’administration.

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Dans les prochaines semaines, l’attention se portera sur la nature exacte de l’attaque, vol d’identifiants, exploitation de vulnérabilités, intrusion via un tiers, et sur les mesures annoncées, rotation de mots de passe, durcissement des accès, déploiement d’outils de détection, revue des journaux, accompagnement des utilisateurs. Pour les clients, l’enjeu sera de comprendre s’il existe un impact opérationnel, et quelles précautions additionnelles doivent être prises sur les projets en cours.

Questions fréquentes

Orange vend-il ses datacenters en France ?
Les informations disponibles évoquent surtout une cession partielle, avec la vente d’une participation minoritaire pouvant aller jusqu’à 50% sur un périmètre de sites en France. Orange a aussi communiqué sur une logique d’ouverture de ses actifs à des tiers, ce qui n’équivaut pas à une vente totale.
Quel montant Orange chercherait-il à lever avec cette opération ?
Selon Bloomberg, l’opérateur viserait une fourchette de 400 à 500 millions d’euros pour la vente d’une participation dans une partie de ses activités de datacenters.
Pourquoi les fonds s’intéressent-ils aux datacenters en 2026 ?
Ces actifs sont recherchés pour leurs revenus récurrents, la demande en hausse liée au cloud et à l’IA, et les barrières à l’entrée, foncier, énergie, délais administratifs. Les valorisations dépendent fortement de l’accès électrique, de la localisation et du taux d’occupation.
Que change l’acquisition de Bud pour Figma ?
L’opération vise à renforcer l’offre de Figma sur les outils de design et de création. Les détails précis d’intégration et de feuille de route sont attendus, l’impact dépendra de la façon dont les produits et équipes seront fusionnés.
Que sait-on du piratage confirmé par Accenture ?
Accenture a confirmé avoir été ciblé et avoir engagé des mesures de réponse et d’investigation. Les éléments publics restent limités, ce qui est courant pendant l’analyse d’un incident, le marché attend des précisions sur le périmètre et l’impact.

À retenir

  • Orange étudie une opération sur ses datacenters, avec intérêt de plusieurs fonds
  • Bloomberg évoque une levée de 400 à 500 M€ pour une cession pouvant atteindre 50%
  • Orange met aussi en avant l’ouverture de ses datacenters à des clients tiers via la colocation
  • Figma annonce l’acquisition de Bud pour renforcer son offre logicielle
  • Accenture confirme un piratage et déclenche des mesures de remédiation
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