Du 16 au 18 juillet 2026, la 8e Vietnam International Conference and Exhibition on Control and Automation, VCCA 2026, s’est tenue à l’Université de Quy Nhon, dans la province de Gia Lai. L’événement a rassemblé des centaines de scientifiques, d’entreprises et d’experts autour de l’automatisation, de la robotique et de l’intelligence artificielle. Les organisateurs mettent en avant un corpus de plus de 150 articles de recherche, signe d’un secteur qui se structure et cherche des applications industrielles concrètes, du pilotage de procédés à la maintenance.
Le thème, Intelligent Automation, A Strategic Technology of the Digital Age, situe la rencontre dans un agenda technologique national. Sous la présidence de la Vietnam Automation Association, la conférence s’inscrit sous le parrainage d’institutions vietnamiennes dont le ministère des Sciences et des Technologies, avec l’objectif affiché de soutenir l’innovation et la transformation numérique du pays. Dans ce cadre, les robots et l’IA ne sont plus seulement des sujets académiques, mais des briques opérationnelles discutées au contact d’industriels, d’intégrateurs et d’acteurs de la formation.
Au-delà des annonces, VCCA 2026 donne à voir une tension familière dans les économies industrielles en transition, accélérer l’adoption des systèmes intelligents tout en consolidant les compétences, les standards de sûreté et la compatibilité avec des lignes de production existantes. C’est sur ce terrain, entre démonstrations, communications scientifiques et échanges avec les entreprises, que l’événement entend peser.
VCCA 2026 s’ouvre à l’Université de Quy Nhon le 16 juillet
Sommaire
- 1 VCCA 2026 s’ouvre à l’Université de Quy Nhon le 16 juillet
- 2 Vietnam Automation Association et ministères encadrent la gouvernance
- 3 Robots, IA et automatisation intelligente dominent les échanges techniques
- 4 Entreprises et chercheurs testent le passage du laboratoire à l’usine
- 5 Questions fréquentes
- 6 À retenir
- 7 Sources
L’ouverture de VCCA 2026, le 16 juillet à l’Université de Quy Nhon, a marqué un rendez-vous institutionnel pour l’écosystème vietnamien du contrôle-commande. La conférence, identifiée comme la 8e édition, met en scène une communauté où se croisent chercheurs, laboratoires, écoles d’ingénieurs et industriels. Le format combine communications, exposition et discussions techniques, un schéma classique mais efficace pour faire circuler des résultats, valider des prototypes et initier des partenariats.
Les organisateurs indiquent que l’événement a agrégé plus de 150 articles de recherche, un volume qui place la rencontre au-delà d’un simple salon technologique. Les sujets évoqués couvrent le spectre du contrôle et de l’automatisation, dont l’optimisation de procédés, la commande de systèmes complexes, la perception par capteurs, et l’intégration de modules d’IA dans des architectures industrielles. Dans ce type de conférence, la valeur d’un article ne tient pas seulement à l’algorithme, mais à la reproductibilité, aux jeux de données, et à la capacité à passer du laboratoire à un environnement contraint.
La présence d’entreprises et d’experts du Vietnam et de l’étranger donne une dimension comparative aux échanges. Les exposants et intégrateurs viennent souvent confronter des solutions à des contraintes concrètes, coûts de capteurs, robustesse en ambiance poussiéreuse ou humide, disponibilité des pièces, compatibilité avec des automates existants. De ce fait, un débat récurrent porte sur l’équilibre entre innovation et industrialisation, adopter rapidement des approches modernes, tout en limitant les risques d’arrêt de production.
Le discours d’ouverture, attribué à Nguyen Quan, ancien ministre des Sciences et des Technologies et président de la Vietnam Automation Association, insiste sur la détermination de la communauté à soutenir l’innovation et la transformation numérique nationales. Ce positionnement révèle un enjeu de politique industrielle, inscrire la robotique et l’IA dans une trajectoire de compétitivité, mais aussi de montée en gamme des métiers techniques. Dans un campus universitaire, cette articulation entre recherche, formation et usages industriels devient un fil conducteur.
Vietnam Automation Association et ministères encadrent la gouvernance
VCCA 2026 est présidée par la Vietnam Automation Association, avec un parrainage institutionnel mentionnant notamment le ministère des Sciences et des Technologies, le ministère de l’Industrie et du Commerce, et le ministère de l’Éducation et de la Formation. Dans la pratique, ce type d’architecture de gouvernance vise à aligner trois agendas, la recherche, l’industrialisation, et la formation des compétences. Le choix de l’automatisation intelligente comme thème met l’accent sur des technologies transversales, susceptibles d’irriguer plusieurs secteurs en même temps.
L’enjeu n’est pas seulement de produire des démonstrateurs. Les administrations et les associations professionnelles attendent souvent des retombées mesurables, projets pilotes, diffusion de bonnes pratiques, standards techniques, ou réseaux de coopération. Dans un pays où de nombreuses usines combinent équipements récents et machines plus anciennes, l’intégration progressive est une condition du passage à l’échelle. Cela renvoie à des questions de cybersécurité industrielle, de traçabilité des données et de maintenance prédictive, domaines où l’IA peut apporter des gains, mais où l’évaluation des risques reste centrale.
La place accordée aux institutions éducatives, via le ministère de l’Éducation et de la Formation, rappelle que l’automatisation se heurte rapidement à un goulot d’étranglement, les compétences. Les entreprises recherchent des profils capables de paramétrer des robots, de développer des modèles, de gérer des réseaux industriels et de maintenir des systèmes. Un événement comme VCCA sert aussi à rapprocher les écoles des besoins du terrain, définir des modules, des stages et des sujets de mémoire orientés vers l’industrialisation.
À Quy Nhon, l’environnement universitaire facilite ce dialogue. Les laboratoires peuvent présenter des plateformes de test, et les industriels identifier des équipes capables de travailler sur des adaptations locales, par exemple l’optimisation énergétique d’une ligne, l’amélioration de la détection de défauts, ou la réduction des rebuts grâce à une meilleure vision artificielle. Ce cadre institutionnel contribue à clarifier les priorités, robotique collaborative, automatisation des entrepôts, ou contrôle avancé pour procédés continus, tout en limitant les effets d’annonce sans suivi.
Robots, IA et automatisation intelligente dominent les échanges techniques
Les sources disponibles placent les robots et l’intelligence artificielle au cœur de VCCA 2026, avec un accent sur l’automatisation intelligente. Dans un contexte industriel, l’expression recouvre plusieurs réalités. Elle peut désigner l’ajout de perception et de décision à des systèmes existants, par exemple une caméra et un modèle de détection pour repérer des anomalies, ou un module d’apprentissage pour ajuster des paramètres de production en temps réel. Elle peut aussi renvoyer à des systèmes plus intégrés, robotique mobile en entrepôt, tri automatisé, ou cellules robotisées reconfigurables.
Le passage de l’automatisation classique à l’automatisation intelligente implique souvent une hybridation. Les automates programmables restent le socle de nombreux sites, mais des couches logicielles viennent enrichir le pilotage, collecte de données, tableaux de bord, modèles prédictifs, orchestration de tâches. Dans ce schéma, l’IA n’est pas un substitut, elle sert à améliorer la qualité, la sécurité et la disponibilité. Les discussions techniques s’orientent donc vers la robustesse, la gestion des faux positifs en vision, la dérive des modèles, et la qualité des données issues des capteurs.
La robotique, de son côté, se mesure aux contraintes de terrain, maintenance, disponibilité des pièces, sécurité des opérateurs, et interaction homme-machine. Les robots collaboratifs exigent des analyses de risques et une intégration soignée pour éviter les arrêts intempestifs. Les robots mobiles nécessitent une cartographie fiable et une gestion des zones de circulation. Dans une conférence mêlant recherche et industrie, ces sujets deviennent des points de friction productifs, un article peut proposer une méthode de planification, l’industriel questionne la résistance aux variations d’éclairage ou la performance sur un sol irrégulier.
Le volume d’articles, plus de 150 communications, suggère aussi une compétition d’idées. Les équipes cherchent à démontrer des gains de précision, de temps de calcul, ou de consommation énergétique. Mais l’évaluation par des pairs et la comparaison sur des cas d’usage concrets restent déterminantes. De plus, l’automatisation intelligente pose la question de l’interopérabilité, intégrer des logiciels de différents éditeurs, faire dialoguer des capteurs hétérogènes, et maintenir une chaîne de données cohérente. Ce sont des enjeux moins visibles que les démonstrations, mais souvent décisifs lors d’un déploiement.
Entreprises et chercheurs testent le passage du laboratoire à l’usine
VCCA 2026 revendique la présence de nombreuses entreprises et experts, un élément clé pour juger de la maturité des sujets. Les conférences purement académiques peuvent produire des résultats de haut niveau sans débouchés immédiats. À l’inverse, les salons d’exposition privilégient parfois la vitrine commerciale. Ici, la combinaison des deux formats favorise la validation croisée, les chercheurs exposent des méthodes, les industriels challengent leur applicabilité, latence acceptable, coût d’implémentation, exigences de sécurité, et capacité à fonctionner en continu.
Le passage à l’usine dépend souvent d’une série de détails. Un modèle de vision peut atteindre d’excellents scores en conditions contrôlées, mais perdre en performance à cause de reflets, de vibrations, ou de pièces légèrement différentes. Un algorithme de maintenance prédictive peut être prometteur, mais exiger des données historiques que l’entreprise ne possède pas, ou des capteurs non installés. Dans ce cadre, la discussion sur les infrastructures, réseaux industriels, qualité de l’horodatage, et gouvernance des données devient centrale. L’IA industrielle se heurte vite à la réalité des données manquantes ou bruitées.
Les entreprises attendent aussi des garanties sur la continuité d’exploitation. Un système intelligent doit prévoir des modes dégradés, documenter les paramètres et offrir des procédures de reprise. Les intégrateurs recherchent des architectures modulaires, capables d’évoluer. Un avantage des échanges à VCCA tient à la possibilité d’identifier des partenaires, laboratoire pour une preuve de concept, entreprise pour un site pilote, université pour la formation des équipes. Cette logique d’écosystème peut accélérer l’adoption sans imposer un basculement brutal.
Sur le plan économique, l’automatisation vise généralement des objectifs quantifiables, hausse de rendement, réduction des rebuts, baisse des temps d’arrêt, et amélioration de la sécurité. Les gains les plus rapides viennent parfois d’une meilleure supervision et d’une maintenance mieux planifiée, avant même l’arrivée de robots supplémentaires. Les échanges entre entreprises et chercheurs peuvent donc repositionner les priorités, investir dans la collecte de données et l’instrumentation, puis déployer des modèles, et seulement ensuite automatiser certaines tâches physiques. Cette progression graduelle s’accorde avec les contraintes de budgets et de compétences, tout en laissant ouverte la question du rythme de généralisation.
Questions fréquentes
- Qu’est-ce que VCCA 2026 et où a lieu l’événement ?
- VCCA 2026 est la 8e Vietnam International Conference and Exhibition on Control and Automation. Elle s’est tenue du 16 au 18 juillet 2026 à l’Université de Quy Nhon, dans la province de Gia Lai, avec un programme mêlant conférences, échanges et exposition autour de l’automatisation.
- Quels thèmes dominent VCCA 2026 selon les organisateurs ?
- Les sources mettent en avant la robotique, l’intelligence artificielle et l’automatisation intelligente. Le thème officiel, « Intelligent Automation – A Strategic Technology of the Digital Age », insiste sur des usages industriels et sur la transformation numérique.
- Combien de travaux de recherche sont annoncés à VCCA 2026 ?
- Les organisateurs indiquent que la conférence a réuni plus de 150 articles de recherche, présentés dans un cadre mêlant contributions académiques et participation d’entreprises.
- Quelles institutions encadrent la conférence ?
- VCCA 2026 est présidée par la Vietnam Automation Association. Elle est mentionnée comme étant sous le parrainage d’institutions vietnamiennes, dont le ministère des Sciences et des Technologies, ainsi que d’autres ministères liés à l’industrie et à l’éducation.
À retenir
- VCCA 2026 s’est tenue du 16 au 18 juillet 2026 à l’Université de Quy Nhon, province de Gia Lai
- La conférence met au premier plan robots, IA et automatisation intelligente pour des usages industriels
- Plus de 150 articles de recherche ont été annoncés, avec une participation d’entreprises et d’experts
- La Vietnam Automation Association pilote l’événement avec un parrainage institutionnel vietnamien



