Entre la location à la journée et le leasing sur quatre ans, une troisième voie s’est imposée : la location moyenne durée. Portée par la voiture électrique et par des services 100 % numériques, elle permet de rouler plusieurs mois sans acheter, sans apport et sans passer au comptoir d’une agence.
Ce qu’il faut retenir sur la location de voiture au mois avec Jool
La location moyenne durée ne remplace ni l’achat ni la LLD : elle comble l’espace entre les deux. Associée à la voiture électrique et à une gestion entièrement numérique, elle répond à des besoins de mobilité de plus en plus flexibles. Pour un conducteur qui ne sait pas de quoi les douze prochains mois seront faits, c’est souvent la façon la plus simple de rouler électrique, sans engagement long et sans mauvaise surprise.
Ni achat, ni leasing : le créneau de la moyenne durée
Pendant longtemps, l’automobiliste n’avait que deux options. La location courte durée, pratique pour un week-end, devient vite très chère au-delà de quelques semaines. La LOA et la LLD offrent des mensualités plus douces, mais engagent sur 24 à 60 mois, avec un dossier de financement, souvent un premier loyer majoré et des pénalités en cas de sortie anticipée.
lire :Comment la digitalisation est en train de transformer le marché de la location automobile
La location moyenne durée (LMD) comble ce vide. Le principe : on loue une voiture pour 3, 6 ou 12 mois, avec un prix mensuel qui inclut l’assurance, l’entretien et l’assistance. À la fin de la période, on prolonge ou on rend la voiture. Il n’y a pas d’option d’achat ni de valeur résiduelle à négocier, et pas de revente à gérer.
Ce format répond à des besoins très concrets :
- une mission professionnelle de quelques mois dans une autre ville ;
- un nouveau poste avec une période d’essai, avant de s’engager sur un véhicule ;
- l’attente d’une voiture neuve, dont les délais de livraison dépassent souvent plusieurs mois ;
- un déménagement ou une période de transition personnelle ;
- l’envie de tester l’électrique au quotidien avant d’en acheter une.
Enjeux clés
Entre achat et leasing
La location moyenne durée comble l’espace entre la location courte durée, vite chère au-delà de quelques semaines, et la LOA/LLD, qui engagent sur 24 à 60 mois avec dossier de financement et pénalités de sortie anticipée.
Tester l’électrique
Quelques mois suffisent pour savoir si la recharge à domicile, au bureau ou sur les réseaux rapides convient au quotidien, sans supporter d’achat ni de décote, la valeur de revente des électriques étant difficile à prévoir.
Location 100 % numérique
Choix du modèle, justificatifs et paiement se font en ligne, la voiture est livrée à l’adresse du client et l’application sert de clé, avec aussi préchauffage à distance, géolocalisation et partage d’accès.
Ce qui est inclus
Une offre sérieuse inclut au minimum l’assurance, l’entretien (révisions, pneumatiques) et l’assistance, dans un prix mensuel unique, sans option d’achat ni revente à gérer.
Points à vérifier
Avant de signer, il faut contrôler le forfait kilométrique et le coût du kilomètre supplémentaire, la franchise et le dépôt de garantie (deux montants distincts), la durée d’engagement, les frais de livraison et les documents demandés.
Particuliers et entreprises
Chez Jool, l’offre de 3, 6 ou 12 mois, sans apport ni frais de dossier, s’adresse aux particuliers comme aux sociétés, qui peuvent louer au nom de l’entreprise, inviter des collaborateurs et recevoir une facturation centralisée.
Pourquoi l’électrique s’y prête particulièrement bien
La voiture électrique a longtemps souffert de deux freins : son prix d’achat et l’inconnue de la recharge. La location au mois lève les deux à la fois.
Côté budget, il n’y a pas d’achat ni de décote à supporter, alors que la valeur de revente des électriques reste difficile à prévoir avec l’évolution rapide des batteries. Côté usage, quelques mois suffisent pour savoir si la recharge à domicile, au bureau ou sur les réseaux rapides s’intègre vraiment à son quotidien.
Lire : quand la location remplace l’achat pour les entreprises
L’électrique a aussi des arguments pratiques. La vignette Crit’Air 0 ouvre l’accès à toutes les zones à faibles émissions (ZFE), qui se multiplient dans les grandes agglomérations. Et le coût au kilomètre d’une recharge reste nettement inférieur à celui d’un plein d’essence.
Une location pilotée depuis le smartphone
C’est sans doute là que la moyenne durée a le plus évolué : la tech a remplacé le comptoir.
Chez les acteurs nés avec le numérique, tout se fait en ligne : choix du modèle et de la durée, envoi des justificatifs, paiement. Il n’y a plus de rendez-vous en agence ni de remise de clés. La voiture est livrée à l’adresse du client, et l’application sert de clé.
Les voitures connectées, Tesla en tête, ont rendu ce modèle possible :
- ouverture et démarrage sans clé depuis le téléphone ;
- préchauffage ou climatisation à distance, très utile l’hiver pour une électrique ;
- géolocalisation du véhicule ;
- partage d’accès avec un second conducteur, sans double de clé ;
- prolongation de la location directement dans l’application.
Pour l’utilisateur, la voiture devient un service, comme un forfait mobile ou une plateforme de streaming : on l’active, on l’utilise, on la rend.
Ce qui est inclus, et ce qu’il faut vérifier
Une offre de location au mois sérieuse inclut au minimum l’assurance, l’entretien (révisions, pneumatiques) et l’assistance. Avant de signer, quelques points méritent toutefois l’attention :
- le forfait kilométrique : vérifiez s’il est cumulable d’un mois sur l’autre et combien coûte le kilomètre supplémentaire ;
- la franchise en cas de sinistre, et le dépôt de garantie demandé à la réservation, qui sont deux montants distincts ;
- la durée d’engagement initiale et les conditions pour prolonger ou arrêter ;
- la zone de livraison et les éventuels frais associés ;
- les documents demandés : pièce d’identité, justificatif de domicile, justificatif de revenus pour un particulier, Kbis pour une société.
Exemple : comment fonctionne une offre 100 % électrique

Parmi les acteurs de ce marché, la start-up française Jool s’est spécialisée dans les voitures 100 % électriques, des Tesla et des Renault Mégane E-Tech. Sa formule de location de voiture électrique au mois avec Jool illustre bien le modèle :
- durée : 3, 6 ou 12 mois, puis le client prolonge ou arrête ;
- kilométrage : forfaits de 1 000, 1 500 ou 2 000 km par mois, et les kilomètres non utilisés s’ajoutent aux mois suivants ;
- tout inclus : assurance tous risques, entretien, pneumatiques, assistance 24/7 et conducteur supplémentaire ;
- sans apport ni frais de dossier ;
- livraison sous 4 jours, partout en France métropolitaine, avec les frais de livraison compris dans le prix ;
- réservation en ligne et ouverture de la voiture depuis l’application.
L’offre s’adresse aux particuliers comme aux entreprises. Ces dernières peuvent louer au nom de la société, inviter leurs collaborateurs comme conducteurs et recevoir une facturation centralisée.
Particuliers, indépendants, entreprises : à chacun son usage
Pour les particuliers, la location au mois sert surtout de solution de transition : entre deux voitures, pendant une mutation, ou pour essayer l’électrique avant de franchir le pas.
Pour les indépendants et les jeunes entreprises, elle contourne un obstacle bien connu : les organismes de LLD demandent souvent deux bilans comptables. Certains loueurs au mois, comme Jool, n’exigent pas de bilan et étudient chaque dossier au cas par cas.
Lire : Comment profiter d’une voiture électrique neuve grâce à la location sociale en France
Pour les entreprises, elle couvre les besoins que la LLD gère mal : arrivée d’un collaborateur, pic d’activité, voiture de fonction temporaire. Elle évite aussi d’immobiliser un véhicule loué sur plusieurs années pour un besoin de quelques mois.



