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[Test] Nokia 7.2 : tout ce qu’il faut ?

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Quand on parlait il y a quelques temps de Nokia, le constructeur était encore tout récemment arrivé dans le paysage Android, c’était avec le 8 Sirocco (notre article ici). Le bilan était d’ailleurs mitigé. Nous sommes en 2020, La firme finlandaise continue de proposer des smartphones sous Android, et nous parlerons aujourd’hui du Nokia 7.2. Est-ce que l’expérience a permis à la marque de proposer des produits plus attractifs, et surtout capables de rivaliser avec la concurrence ?

Un design soigné, presque sans tâche

Quand on le sort de la boîte, on n’a vraiment pas l’impression d’avoir un smartphone proposé à 349 € à sa sortie. Un bel écran à l’avant, un petit notch et… le logo Nokia sur le bas, allez savoir pourquoi.

Pas d’écran edge-on-ne-sait-quoi pour faire joli, et ce n’est pas pour me déranger. Certains pourront dire que les bords sont relativement épais mais ce n’est pas choquant à l’usage. J’aurais sûrement aimé que Nokia gratte 1 mm à droite et à gauche, mais j’aurais surtout apprécié que le bord du bas soit de la même épaisseur que ceux de droite et de gauche, sans la mention de la marque donc.

On le prend en main, et on a une belle impression de solidité. Le dos n’est ni en verre brillant et salissant, ni en plastique, mais en verre dépoli, mat et doux au toucher. Ça rend super bien, et ça ne prend pas autant les traces de doigt (ni même les rayures d’ailleurs) qu’un verre poli, qu’on trouve sur un iPhone par exemple.

A l’arrière, on retrouve les 3 capteurs photos et le flash, dans une proéminence ronde où l’on voit la mention Zeiss. Juste en-dessous est placé le capteur d’empreintes digitales et le logo Nokia (encore une fois donc). Un dos sobre, élégant, et un design globalement bien exécuté.

Sur le bas du téléphone, le port USB-C (Yes!) et le haut-parleur. Sur la tranche droite, les boutons de volume et de mise en marche/arrêt. Malgré le fait qu’ils soient sur la même tranche, les boutons sont assez espacés pour ne pas être confondus. Pour ma part, je regrette qu’ils ne soient pas positionnés un peu plus bas. J’ai un peu de mal à atteindre le bouton pour monter le volume qui est placé assez haut sur la tranche. Petit détail sur le bouton de mise en marche : il intègre une LED pour les notifications ! Petite, discrète, mais qui s’avère utile, le genre de détail qu’on apprécie. Sur la tranche gauche, un bouton dédié à Google Assistant et la trappe pour 2 SIM et une carte micro-SD. Il pourra être désactivé mais malheureusement pas réattribué. Sur le haut, on est surpris de découvrir une prise jack 3.5 mm, qui se fait de plus en plus rare !

L’impression de solidité ne se vérifie malheureusement pas quand on parle des bords. Ces derniers sont en plastique, le rendu mat nous épargne heureusement un aspect cheap, mais le plastique reste plutôt sensible au choc. Je vois par exemple un impact sur le bord gauche alors que je suis plutôt soigneux avec les produits que l’on reçoit. Il ne va pas non plus se rayer ou marquer à tout va, mais c’est un point à retenir.

Un bel écran & un gros logo

L’écran était un vrai point noir sur le 8 Sirocco qu’Aram avait testé. Heureusement, Nokia a su retravailler sa copie sur le 7.2. La dalle IPS de 6,3” affiche une définition 2280 x 1080p (oui, 1440p sur un téléphone à 300 €, c’est compliqué) et une résolution de 400ppp. Les couleurs sont agréables, parfois un peu trop saturées, l’écran est lumineux  et reste lisible même en extérieur.

Nokia ajoute la fonctionnalité Pure Display dans les paramètres qui ajuste les paramètres de l’écran en fonction de ce qui est affiché. Fonctionnalité vite désactivé pour ma part car elle n’apporte pas grand chose : des couleurs trop saturées, le mur beige de mon appartement sur une photo qui devient gris… Pure Display mis de côté, on ne souffrira pas de la rétine en regardant l’écran du Nokia 7.2. Le notch n’est pas dérangeant non plus : pas trop imposant, on n’y fait pas attention à l’usage.

Android One : la garantie de mise à jour pendant plusieurs années & rapidement

Passons à la partie logiciel. Même si le Nokia 7.2 est équipé du processeur Snapdragon 660, qui n’est donc pas la dernière génération du constructeur Qualcomm, je n’ai pas ressenti de lenteur ou de lourdeur pendant mon utilisation. Les 6 Go de RAM aident à rendre le multitâche plus agréable et l’adhésion de Nokia au programme Android One promet la présence d’une version de l’OS aussi légère que sur un Pixel et la plus optimisée possible. Si on peut douter de l’endurance du S660 sur la durée, on est au moins rassurer de savoir que l’OS recevra les mises à jours majeurs pendant 2 ans et les mises à jour de sécurité mensuelles pendant 3 ans !

Android One garantit-il vraiment des mises à jour plus rapides ? Difficile à dire, mais le Nokia 7.2 bénéficie déjà d’Android 10, qui ne représente que 18% du parc à l’heure actuelle. (Source)

Et à l’utilisation ce 7.2 est vraiment agréable. On regrettera 2 choses : le bouton dédié à Google Assistant que l’on ne peut pas réattribuer dans les paramètres et la reconnaissance faciale. Cette dernière est présente mais n’est vraiment pas efficace. On comptera 1 à 2 secondes d’attente pour le déverrouillage, et elle ne marchera dans le noir que si votre écran illumine assez votre visage pour que la reconnaissance puisse fonctionner. On pourra compter sur le capteur d’empreintes digitales, qui lui est bien plus fiable.

Côté batterie, de nombreux confrères rapportent une autonomie décevante. Je m’attendais du coup naturellement au même bilan mais non. Deux constats sont donc possibles : je suis moins exigeant de ce côté-là ou, dans la mesure où nous testons le produit plusieurs mois après sa sortie, Nokia a pu corriger le tir avec des mises à jour. Reste que, malgré le confinement, je pouvais en tirer un jour et demi d’utilisation. On pourra sûrement tirer vers les 2 jours avec un usage moins intensif. A titre indicatif, j’obtenais 5h30m d’écran allumé, avec essentiellement YouTube, des jeux (pas aussi gourmand qu’un PUBG) & Instagram/Twitter.

Des performances en photo qui dénotent avec le reste

La présence de 3 modules à l’arrière et de la mention Zeiss annoncent de belles promesses. Sont-elles tenues ? Mouais.

L’avantage de ces 3 modules est la polyvalence dont on bénéficie. Un module principal de 48 Mpx (f/1.8), un module ultra-grand angle 8 Mpx (f/2.2) et un troisième module, 5 Mpx, qui sert uniquement pour la profondeur de champ et ce bokeh dont tout le monde parle à chaque nouvelle annonce.

Alors, si on garde le prix du Nokia 7.2 en tête, la partie photo est plutôt bonne. Encore faut-il se trouver dans un environnement approprié, comprenez avec assez de lumière. Dans ce cas, on aura généralement de bons clichés. On aura aussi parfois des couleurs un peu trop saturées ou une exposition capricieuse. On regrettera également la différence de couleurs entre le module grand angle et le principal. Les couleurs sont moins saturées sur le grand angle, plus proche de la réalité, que sur le module principal, mais l’exposition y est aussi moins bonne (le résultat y est souvent surexposé). Les couleurs sont également plus froides sur le grand angle que sur le module principal. 2 photos prises au même moment peuvent donc donner 2 résultats totalement différents.

Quelques mots rapides sur le mode nuit et le mode portrait. Ces 2 modes sont vraiment anecdotiques et présents pour la forme. Le premier se résume à lisser outrageusement la photo pour gommer le bruit et le second a tellement de mal à déterminer les bords du sujet photographié, qu’on en perdra patience.

Oubliez ces 2 modes, on a de quoi faire avec le mode automatique, à partir du moment où on fait attention à l’exposition, et avec le mode pro également qui est facile à prendre en main.

Un très bon choix pour un peu plus de 300 €

Vendu 349 € dans sa version 6 Go RAM / 128 Go de stockage, on peut le trouver à 329 € sur Amazon (voire moins) et pour ce prix, il vaut vraiment le coup ! Un design agréable, de bonnes performances, un bel écran, un suivi logiciel garantie pendant 2 ou 3 ans (pour les mises à jours majeurs et mises à jours de sécurité) grâce à Android One, une partie photo globalement convaincante malgré quelques couacs (notamment pour l’exposition ou en basse luminosité). Le Nokia 7.2 n’est pas fait pour tous, mais conviendra à la majorité des utilisateurs de smartphones.

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