Mobilités

[Test] Le Vélo Mad Le Sport : le VAE abordable, efficace et facile

BANNER 4 2

Quand en plein confinement tu reçois un communiqué de presse pour l’essai du vélo à assistance électrique (VAE) Le Sport par Le Vélo Mad, tu n’hésites pas une seconde : tu fonces.

Et quand tu montes en selle après 2 mois enfermé, tu te sens pousser des ailes : c’est simple, ça va vite, ça te donne l’impression que tu ne passes pas assez de temps à aller d’un point A à un point B. Et c’est probablement la plus belle réussite du Sport : casser les certitudes sur les inconvénients du vélo comme moyen de transport quotidien.

Mais commençons par le commencement et découvrons ensemble Le Vélo Mad in France et ses propositions de VAE…pensé, conçu et assemblé en France.

Design : Le Bon, la Brute et le Truand

Le Vélo Mad

“Beau”, “Design”, “Superbe”, “Stylé”, “Racé”, “Réussi”… Florilège de compliments pour décrire le Sport pendant ma semaine en sa compagnie.
Et c’est vrai qu’au premier coup d’œil le Sport est très flatteur : poignées et selle en cuir Brooks haut de gamme (Slender et B17 Carved), pneus bi-tons, choix de coloris sobre mais classe, on sent que la partie esthétique n’a pas été laissée pour compte. La peinture sur le cadre est de très bonne qualité et ne semble pas trop sensible aux rayures.

Petit point d’attention pour la sellerie cuir : évitez autant que possible de le laisser sous la pluie, le cuir n’aime pas ça. Il s’agit d’un matériaux haut de gamme qu’il convient d’entretenir (à raison d’une ou deux fois par an) pour garder le toucher agréable et l’aspect premium.

En y regardant de plus près, on peut regretter des jointures de cadre un peu grossières mais aussi et surtout des câbles dans tous les sens devant le guidon. Si une gaine est bien utilisée sur le modèle 2020, on aurait aimé un peu plus de soin sur cette partie. Alors certes il y a beaucoup plus de câbles qui doivent passer par là que sur le Cowboy par exemple mais ça reste dommage et vient un peu casser la fluidité du design. Mais dans l’ensemble, le Sport est une vraie réussite sur le plan esthétique. A noter que les différences entre le Sport et l’Urbain sont dans la forme du cadre, plus typée… sport sur le premier, et du guidon, droit pour celui-ci et plus courbé sur l’Urbain.

Dans les deux cas, la batterie amovible se trouvent sur le cadre sur la partie basse et se retire grâce à une clé (merci Le Vélo Mad de penser aux gens qui n’habitent pas dans des pavillons et/ou qui n’ont pas de box pour recharger leur vélo…). L’autonomie annoncée est de 50km minimum en fonction du rapport d’assistance et de la puissance nécessaire pour vous porter. J’ai pu constater que la promesse est largement tenue, avec pourtant un parcours très vallonné et une assistance presque exclusivement réglée sur 5 (le plus haut degré, qui porte le vélo à 25km/h en deux tours de pédalier). Mon maximum tourne autour des 80 km. Il faut environ 1h pour recharger la batterie vide à 80% et 2h30 pour 100%.

Equipement : Gatsby le Magnifique

On peut le dire sans crainte, pour son prix, le Mad est très bien équipé de série, avec la sellerie Brooks précitée, les garde-boue, la sonnette, la béquille (solide et stable), les poignées confortables et les gros pneus WTB. Bien sûr, des accessoires sont vendus en option, comme le porte-bagage arrière ou avant, avec ou sans sacoches, l’antivol, le casque, le réhausseur de potence (on y reviendra), le support pour smartphone et bien sûr les feux LED.

Confort : Happiness Therapy

Le Sport porte bien son nom quand on monte sur la selle : on est penché en avant, plutôt que bien droit sur le vélo, et on sent bien la selle sous les fesses. Moi qui n’ai pas l’habitude de ce type de selle je dois avouer avoir mis quelques jours avant de vraiment me rendre compte du potentiel de la Brooks. Le maintien dessus est impeccable. Après une centaine de kilomètres environ, une patine va se développer et la selle va même se mouler à votre derrière pour un confort accru (si vous la laissez se détendre bien sûr).
Si vraiment la position vous pose problème, n’hésitez pas à corriger le tir avec le réhausseur de potence.

En parlant de guidon, là encore le cuir Brooks fait des merveilles et vous n’aurez aucune envie de lâcher les commandes.

A droite, les manettes de freins (hydrauliques) tombent sous les doigts, les gâchettes de vitesses aussi. A gauche, la commande de l’assistance et de mise en route de celle-ci. Et au milieu, la console, qui affiche le temps écoulé, la vitesse, la puissance de l’assistance, l’autonomie et le kilométrage. Bonus très très bien vu : un port USB-A sur la console, idéal pour recharger votre smartphone en mode GPS accroché au Quad-lock.

Un mot sur la maniabilité du vélo à pied pour vous dire qu’il est très bien équilibré et qu’il est aisé de le manier depuis la selle ou le guidon, grâce à son poids correct de 19kg notamment.

Expérience(s) de conduite : d’Easy Rider à Mad Max Fury Road

Bon tout ça c’est bien beau (c’est le cas de le dire) mais en situation, ça donne quoi ? Eh bien c’est simple, si vous souhaitez un vélo taillé pour la ville, qu’il s’agisse d’une ville à relief ou plate, le Sport répond présent. J’étais un peu dérouté au début par un retour à un vélo à vitesses, avec des degrés d’assistance à choisir soit même. En effet, après le Cowboy (notre article ici), je n’ai pas eu l’occasion de tester un autre VAE plus “traditionnel” dans son approche du vélo. J’ai vécu la transition un peu comme on vit la transition d’une voiture à boîte automatique vers une boîte manuelle. Je pensais qu’une courbe d’apprentissage était à prévoir mais il n’en a pas vraiment été ainsi : vous trouvez une vitesse qui vous convient (j’ai passé 80% de mon temps sur la 5/10) et vous gérez à gauche l’assistance en fonction de la situation (et de l’autonomie restante). Pour vous faufiler entre des voitures, les rapports 1 et 2 sont recommandés puisqu’ils ne vous portent pas à plus de 15km/h. Pour des démarrages en trombe au feu vert ou pour affronter des côtes un peu sérieuses les rapports 4 ou 5 sont idéaux. Là encore, j’ai passé 80% de mon temps sur le 5 en dosant plutôt mon équilibre et les pédales pour m’assurer de pouvoir m’extirper de certaines situations rapidement.

Ci-dessous, quelques captures d’écran d’un trajet vers le bureau, avec l’ascension vers Saint Cloud en fin de parcours. Pour un trajet effectué en moyenne en 25-30min en voiture, je mettais systématiquement moins de 25min avec le Mad. On notera que la vitesse reste stable malgré un fort dénivelé !

En parlant de se faufiler justement, la maniabilité à basse vitesse est excellente, le grip des pneus sur chaussée sèche, mouillée ou poussiéreuse est impeccable. On se sent très vite en confiance, même à grande vitesse dans les virages. Le freinage est lui aussi très rassurant grâce aux très bons freins à disque hydrauliques, qui ont largement fait leurs preuves sur les modèles à pinces, surtout sur chaussée mouillée. Le freinage est progressif, et on n’hésitera même pas à forcer un peu dessus tant la reprise avec l’assistance rend toute irruption de piéton ou de voiture sur la trajectoire “négligeable”.

Un point noir tout de même, contrairement à ce que laissent penser les énormes pneus WTB : il faut lever les fesses sur les dos d’ânes, et la moindre aspérité de la chaussée est ressentie… Une raison de plus pour rester vigilant et étudier sa trajectoire.

Les sensations procurées sont par contre grisantes et la confiance vient très vite, en témoignent ces pointes régulières à plus de 50km/h en descente où on se force à pousser un peu sur les pédales pour faire monter l’adrénaline (et dépasser des voitures…). Pour la référence de mon casque du coup c’est par ici 😀

Un mot tout de même sur le mode de distribution assez particulier des VAE Mad : ils sont vendus exclusivement sur le site Internet de Mad (une boutique va ouvrir à Paris dans les prochains mois), ce qui signifie que vous ne les trouverez pas chez votre vélociste habituel. Cette posture se comprend par la volonté de réduire les coûts pour le consommateur en limitant les intermédiaires. Aussi louable soit-elle, force est de constater que les réactions à cette information ont été plutôt contrastée : “ah que sur Internet ? Un peu dommage”, “comment ça se passe pour le SAV du coup ?”, “comment on fait pour le tester ?”. A toutes ces questions, la marque répond : qu’elle s’engage à faire intervenir chez vous quelqu’un “rapidement” et que des ambassadeurs sont disponibles dans les grandes villes de France pour faire des essais (comprenez des utilisateurs qui sont prêts à vous faire essayer le VAE en échange d’une commission en cas de vente). Gageons que l’ouverture d’une boutique à Paris facilite la découverte de ce VAE et augure l’implantation dans d’autres villes pour couvrir le territoire. Cette boutique ouvrira dans le courant du mois de juin, n’hésitez pas à suivre le compte officiel Instagram pour plus d’infos.

Conclusion : “achetez français !”

Excellente découverte que ce Sport par le Vélo Mad. Si vous êtes à la recherche d’un VAE pour vos déplacements en ville (velotaf), il n’y a pas à hésiter : allez l’essayer (si possible) et vous comprendrez mon enthousiasme. On a affaire à un vélo stylé, bien équipé, évolutif, doté d’une très bonne autonomie et qui peut procurer d’excellentes sensations de conduite. Si vraiment vous aspirez à en faire le moins possible, c’est également au programme et vous pourrez profiter du paysage (en faisant attention aux portières qui s’ouvrent à l’arrache) sans transpirer. C’est la versatilité du Mad qui en fait un si bon VAE, que l’on peut très largement vous conseiller si vous adhérez au mode de distribution un peu particulier.

Gardez par ailleurs à l’esprit que la prime vélo de 50% du prix d’achat ou 500€ (en région Ile-de-France mais disponible ailleurs aussi) est bien sûr applicable et que le Sport testé pour l’article reviendrait à moins de 1.300 €… On vous laisse rêver et on retourne avaler du bitume !

Vous aimerez sûrement

Ajoutez un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site.