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[Test] Le Vélo Mad Le Sport+ : encore plus fun ?

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Après une première version Sport réussie (notre test ici), Le Vélo MAD revient en force cette année avec l’itération Sport+ qui reprend les bases du précité et l’améliore sur plusieurs points.

Toujours conçu et assemblé en France, à partir de pièces fabriquées à l’étranger, et vendu exclusivement depuis le site officiel, le Sport+ rejoint la gamme sans pousser le Sport vers la retraite.

Au programme, une batterie beaucoup mieux cachée, intégrée et dotée d’une plus grosse capacité, un moteur central (contrairement au Sport et son moteur moyeu arrière) délivrant beaucoup plus de puissance (80Nm contre 45Nm) et un kg en plus sur la balance.

Ce qui ne change pas trop en revanche, c’est ce look d’enfer, très racé et qui fait « vrai vélo » (comprenez vélo mécanique). Les poignées et la selle Brooks font toujours autant leur effet, au moins visuellement.

Rentrons dans le détail sans tarder en commençant par le design.

Design et équipements : le jeu des 7 différences

Très similaire en apparence au Sport, le Sport+ se distingue néanmoins sur plusieurs points par rapport à son grand frère.

En premier lieu, il existe en deux versions dont une spéciale Tour de France 2021. Cette version, issue d’une licence avec le Tour, arbore une robe noir mat, des points aux couleurs de l’épreuve (bleu/gris/jaune au lieu du bleu/blanc/rouge) et une selle cuir origine France garantie floquée Tour de France (de la manufacture Berthoud Cycle). Cette version est une édition limitée facturée 2.490 euros.

Le Sport+ « classique » est lui disponible en noir brillant uniquement, finie donc la version blanche du Sport (pour le moment ?). Point important, le Sport + est disponible en deux tailles, M et L, contrairement à la majorité de ses concurrents directs (Cowboy, VanMoof notamment, parce que non le S3 et le X3 ne sont pas les mêmes vélos…).

Au programme, des pneus WTB Horizon avec des roues de 27,5 pouces, des lumières A/R à recharger (et donc non intégrées ou fixées, dommage), des gardes boue, une béquille, une sonnette (trop faible) et un tout petit module écran/contrôleur (qui aurait gagné à être un poil plus large).

Côté spécifications, pour les amateurs, on est sur un cadre en aluminium, avec un dérailleur arrière Shimano Tiagra 10 vitesses, des freins A/R hydrauliques, pour un poids total de 19,5kg.

En option, vous pourrez équiper votre Sport+ de sacoches et d’un antivol.

Confort : une adaptation de votre derrière peut être nécessaire

Comme je vous le disais dans notre test du Canyon Precede:ON, mon VAE personnel est le Moustache Samedi 28.1 qui a une position de conduite plutôt orientée confort que dynamisme.

Le Sport+ est un VAE à la position de conduite sportive, légèrement penchée en avant. A son guidon, on ressent tout de suite l’envie de pédaler, de se faufiler. Le fait que le vélo soit également plus court et léger que mon Samedi accentue cette impression de dynamisme.

Mais avant de s’y mettre, il faut s’installer et je dois avouer avoir toujours un peu de mal avec la selle Brooks. Un ami ne jure que par celle qu’il a sur son vélo et m’assure, sûrement à raison, que le cuir se tanne (autant que son derrière) avec le temps et qu’elle finit par s’adapter à nos fesses. Je ne peux en attester après les deux semaines en compagnie du Sport+ mais je retiens une certaine gène à chaque fois que je me suis assis dessus. L’avantage du vélo c’est qu’on peut choisir ce type d’accessoire et rien ne vous empêchera de remplacer la selle si vraiment elle ne vous convenait pas.

Les poignées en cuir sont un autre point légèrement négatif du Sport+ (rassurez-vous, des points négatifs il y en a très peu). Elles sont belles, elles sont douces mais je les trouve trop dures. Au bout de mes 40mn de trajet, j’étais content d’en détacher mes paumes de main. Je suis probablement biaisé par les poignées ergonomiques du Moustache il est vrai… Mais peut-être qu’un cuir un peu plus épais serait plus confortable ? Par ailleurs, par temps de pluie je les ai trouvées assez inconfortables et glissantes. A voir leur tenue à la longue donc.

Entre les poignées dures et la selle rigide, les premières impressions derrière le guidon m’ont un peu refroidies je dois vous l’avouer…

Conduite : dynamisme, fluidité, fun

L’avantage quand on a affaire à des passionnés du vélo comme Guillaume et Charles, les cofondateurs, c’est que ces impressions sont balayées dès les premiers tours de pédale… Le moteur nous assiste sans nous pousser, les 4 modes de conduite sont parfaitement dosés et le plaisir est immédiat.  

On sent qu’ils ont avant tout cherché à produire un vélo, pas juste un VAE bourré de technologies plus ou moins utiles. Ici pas d’application, pas de bluetooth pour démarrer, pas de vitesses automatiques ou de radar arrière. Juste un beau vélo, doté d’un moteur et d’une batterie pour vous apporter du confort et du plaisir en plus si vous le souhaitez ! Vous pouvez tout à fait rouler sans la batterie et l’assistance si vous le souhaitez grâce à son excellent équipement mécanique (le Sport+ reste lourd mais c’est faisable).

Malgré le poids du Sport+, les freins à disques hydrauliques sont très efficaces, même sur piste mouillée. Prenez tout de même en compte le fait que les pneus sont un peu lisses pour vous éviter des frayeurs.

Les pneus justement permettent de relativement bien absorber les aspérités de la route, et on ne ressent pas trop de fatigue dans les poignets et les épaules. Je suis encore biaisé par mon VAE de papy, confortable et sa fourche suspendue, mais à titre de comparaison j’ai trouvé l’absorption des vibrations plus efficace sur le Sport+ que sur le Precede:ON (qui a pour lui des pneus plus structurés en revanche).

Et l’assistance alors ? Pilotée par le (trop) petit écran qui donne des informations sur les trajets, la vitesse etc, elle se révèle être extrêmement bien dosée. On ne se sent jamais tiré ou poussé, la sensation reste naturelle : c’est vraiment comme si le moteur détectait la puissance de pédalage que vous souhaitez idéalement développer. Si vous êtes en mode détente, le moteur vous accompagnera à votre rythme, sans chercher à tout prix à vous amener aux 25km/h maximum d’assistance. Par contre si vous avez le pied un peu lourd sur le pédalier (à un démarrage ou pour s’extraire d’un flux de trafic qui peut être dangereux), le moteur comprendra le besoin et vous aurez la sensation d’être porté dans votre effort.

Passés les 25km/h, l’assistance se coupe mais sans que vous ne sentiez de vrai coup d’arrêt. Le poids plus contenu du Sport+ aide forcément dans ce cas (par rapport à mon Samedi en tout cas). Vous aurez alors la sensation de faire du vélo « normalement ».

Quoiqu’il en soit, la conduite est très dynamique, le guidon court permet de bien se faufiler entre les trottinettes électriques obstacles.

Pour ce qui concerne l’autonomie, sur mes deux semaines de test, j’ai trouvé qu’elle colle plutôt bien aux annonces du constructeur, à savoir en moyenne 80km avec une charge complète. En modulant l’assistance j’ai pu faire sans problème 3 journées de velotaf (25km par jour). Le Sport+ peut-être rechargé directement sur une prise ou bien en retirant la batterie, ce qui est pour beaucoup d’entre nous un critère principal dans le choix du VAE…

La disponibilité du Sport+ est prévue au 24 septembre 2021, je vous suggère de la suivre directement sur le site du Velo Mad.

Conclusion : on dit oui !

On était déjà fan du Sport, on l’est sans surpise davantage du Sport+. Cette itération améliore en tous points la première version, qui reste disponible au catalogue à un prix contenu par rapport à la nouvelle.

Dans les points négatifs, on pourra lui reprocher une gestion des câbles à l’avant, certes améliorée par rapport au Sport, mais toujours un peu chaotique et peu élégante, des éclairages amovibles et à recharger soi-même, et un écran un peu trop petit.

Mais pour 2.290 euros vous trouverez dans ce Sport+ un véritable coup de coeur, un vélo avant d’être un VAE. Dynamique, performant et stylé, le Sport+ est un excellent allié pour la ville. On se sort du trafic avec une facilité déconcertante et on ressort de chaque trajet avec le sourire … et sans suer à grosses gouttes !

La version que nous avons testée est, visuellement, un hybride entre la version Sport+ classique et la version limitée Tour de France (à 2.490 euros et disponible le 5 septembre).

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