Lecture en cours
[Test] Honor Play : tout pour l’autonomie

Détails
Modèle

Honor Play

Système

Android 8.1+EMUI 8.2

Dimensions

157.91 mm (H) x 74.27 mm (L) x 7.48 mm (E)

Écran

6,3 pouces A ENCOCHE

Caméra arrière

16 + 2 MP

Caméra frontale

16 MP

Stockage interne

64Go

Mémoire vive

4Go

Processeur

Kirin 970

Connectivité

4G TD-LTE/4G LTE FDD/3G WCDMA/2G GSM; Wi-Fi 802.11 b/g/n, 2.4GHz; 802.11 a/n/ac, 5GHz

Connectiques

USB-C
Jack 3.5mm

Batterie

3750mAh

SIM

Nano SIM + µSD
Nano SIM + Nano SIM

Materiaux

Verre et aluminium

Coloris

Noir
Bleu
Violet

Prix officiel

329 € TTC

Positif

Autonomie
Puissance
Finitions
Prix

Négatif

Encoche
EMUI
Ecran
Moteur de vibration
Son

Rédaction
Lecteurs
Notez ici
Design
7.0
8.0
Qualité du son
5.0
6.0
Écran
6.0
6.5
Logiciel
5.0
6.0
Appareil photo
6.0
6.5
Performances
9.0
8.5
Confort
7.0
8.0
Conclusion

Toujours remettre dans son contexte les appareils testés. Voilà un exercice pas forcément évident pour quelqu'un qui a utilisé pendant 3 semaines ce Honor Play, entre un iPhone X et un Pixel 3. Mais il s'agit bien d'un smartphone vendu un poil plus que 300€ et pour ce prix là on doit s'attendre à certaines concessions. Si celles concernant la photo et la qualité de l'écran sont évidentes, la partie audio mérite d'être un peu plus travaillée, surtout en ce qui concerne l'instabilité rédhibitoire du bluetooth. L'interface maison aussi est assez pénible à utiliser avec ses sollicitations régulières à utiliser tel et tel service Huawei ou Honor, ses applications et jeux préinstallés et non désinstallables.
Mais encore une fois, à ce prix là et si vous êtes conscients des limites, vous trouverez en ce Play un smartphone très bien fini, doté d'une autonomie au top et d'une puissance à toute épreuve. C'est finalement ce qu'on attend d'un smartphone orienté jeu, et c'est ce qu'on obtient.

6.4
Rédaction
7.1
Lecteurs
1 note
Vous avez noté ce produit !

La mode des smartphones “gamer” est là et Huawei, par l’intermédiaire de sa branche Honor, nous propose l’un de ses représentants, le Honor Play. Avec un nom pareil, on peut difficilement s’y tromper. Cependant, contrairement aux smartphones orientés jeu de certains concurrents comme le Shark, le Helo de Xiaomi ou encore le Asus ROG phone, le Play cache son jeu dans un châssis plus sobre et moins clinquant (de moins mauvais goût 🤔 ?).

L’aluminium, le lot commun du milieu de gamme en 2018

Milieu de gamme 2018 oblige, le Honor Play arbore une robe en aluminium et un écran aux bords légèrement arrondis, avec de belles (non) antennes visibles au dos. L’inspiration n’est pas à chercher très loin et n’est pas que tombée sur la tête d’Isaac Newton mais l’ensemble est plutôt réussi pour un smartphone vendu 329€. Je ne m’attarderai pas ici sur l’encoche que je ne supporte pas (on y reviendra) mais le tout est solide et bien fini… et glissant aussi, très glissant.

On retrouve donc un smartphone bien fini, avec sur la droite les boutons volume et power, sur le haut un port infrarouge, sur la gauche la trappe pour nanoSIM et µSD et sur le dessous un port USB-C (coucou Samsung qui met des microUSB sur ces milieu de gamme en 2018…) une grille pour le haut parleur mono (parfaitement bien placée pour être très facilement recouverte merci) et… le port jack !

Non, les encoches ce n’est pas OK

“Au bout de quelques temps on s’y fait”. Voilà ce que j’entends tout le monde répéter à longueur de test pour cette vague de zombies smartphones à encoches qui déferle par flots continus depuis l’iPhone X (l’Essential Phone avait une encoche en premier ? on s’en fout, personne ne connait ce téléphone).

Eh bien non, moi je ne m’y fais pas.

Je ne supporte pas cette mode et quand elle est aussi mal justifiée que sur ce Honor Play (ou sur 98% des smartphones Android de 2018), ça ne passe pas. Gratter de l’espace dans les coins ça ne sert à rien du tout et ce n’est pas parce qu’on gagne 3mm d’écran en hauteur qu’on doit avoir à se fader cette excroissance immonde. J’ai eu le Honor Play en test alors que j’utilisais un iPhone X et donc encore une encoche. La différence est que sur l’iPhone, bien que je voyais en permanence cette encoche en regardant le téléphone, je me rappelais à chaque fois deux points fondamentaux. La première est qu’iOS n’utilise pas la barre d’état là haut pour afficher des notifications donc finalement on ne perd pas en fonctionnalité. La seconde est qu’Apple justifie l’encoche par un système de reconnaissance faciale absolument génial et ça fait “passer la pilule”. Sur Android ? Hormis sur le Huawei Mate 20 Pro que je n’ai pas encore pu tester ce n’est jamais le cas. On met l’encoche pour “faire iPhone” et je déteste ça tout comme je déteste les interfaces chinoises à la iOS (coucou EMUI).

Honotch Play

Honotch Play

Hormis cette encoche inutile donc, la façade avant est assez bien occupée par l’écran LCD 6,3 pouces, avec une fine bordure en bas et sur les côtés.

Les couleurs produites sont correctes la plupart du temps et le temps de réponse est bon. Attention toutefois à l’utilisation par temps très ensoleillé, la luminosité passée un certain point produit des couleurs criardes et baveuses franchement pas agréables à regarder. Il suffit généralement de baisser un peu la luminosité et on s’en sort facilement.

Dernier point et dernier clou dans le cercueil de cette encoche pour moi, les coins collés à ce notch ne sont pas bien rétroéclairés et ça, ça se voit tout le temps sur affichage clair. Prends-ça, “au bout de quelques temps on s’y fait”.

Honor Play encoche fuite lumière

EMUI j’aime pas ton UI

Ah les interfaces chinoises sur Android… Hormis OnePlus qui a compris ce que veulent les consommateurs Android occidentaux (à savoir surtout pas une pâle copie ratée d’iOS), tous les autres tombent dans le panneau et veulent faire du Apple. Et forcément, c’est nul. C’est nul pour plusieurs raisons, à commencer par l’aspect visuel : les icônes systèmes et les icônes d’applications téléchargées n’ont la plupart du temps pas la même forme, pas le même style. Pour un OS qui de base vous affiche toutes vos applis sur les bureaux sans tiroir d’applications ça la fout mal… Entre ça et les couleurs flashy kitsch, je ne trouve pas grand chose à garder d’EMUI. Certes les multiples options de personnalisation sont les bienvenues (même si les thèmes sont presque tous à jeter) mais je me suis évidemment rapidement tourné vers Nova Launcher pour m’épargner la vue. Ce lanceur alternatif me permet en plus de masquer la bonne dizaine d’applications doublons de Huawei/Honor ainsi que tous les jeux et applis tier.ce.s qui sont préinstallé.e.s et qui sont pour la plupart désactivables mais pas désinstallables…

Enfin, gardez à l’esprit la quasi garantie de ne jamais voir le bout du museau d’une mise à jour Android majeure passée quelques mois de commercialisation… La mise à jour Android 9 Pie se fait toujours attendre et je ne parierai absolument pas sur une mise à jour Android 10 l’année prochaine… Tant que les smartphones seront moins chers à produire pour ces boites que de les suivre sur la partie software, on restera dans cette situation et ça fera le bonheur de vos amis sous iOS qui ne manqueront jamais de vous rappeler la fragmentation d’Android (à raison, la plupart du temps).

Et puisque je sais que vous n’en avez pas eu assez, encore un mot sur l’encoche : merci EMUI de ne m’afficher qu’UNE SEULE ICONE DE NOTIFICATION à cause de tes icônes système dont je me fous et merci de couper des bouts d’interface…

Des clichés solides pour le moyen de gamme

Si il y a bien un exercice qui demande détachement et précision quand on cale le test du Honor Play entre l’iPhone X et le Pixel 3 c’est bien celui du jugement des qualités photographiques de ce premier.

Entre un bon prétendant et le roi en la matière, je vous avoue qu’il m’a fallu du temps pour me pencher sur les clichés produits par le Play avec objectivité. Ceci étant dit, il faut absolument garder à l’esprit que le Honor Play ne boxe pas dans la catégorie des précités.

Et pour le prix, il s’en sort bien en bonnes conditions de luminosité, comme vous pourrez le constater dans la galerie ci-dessous. En intérieur ou en conditions moyennes / basses, ça se dégrade quand même rapidement (cf le renard tout flou).

Les différents modes portraits outrageusement copiés de ceux de l’iPhone X/XS sont bien présents et sont encore plus ratés que sur le mobile pommé (je parle des différents éclairages simulés, calmez-vous les iFag). Enfin, tout le côté “AI CAMERA” apposé à l’arrière du smartphone est aussi indispensable qu’un cendrier dans un avion. Désactivez vite tous ces gadgets et contentez-vous de peaufiner votre scène et votre position (voir votre post-prod sur Snapseed) pour obtenir de beaux clichés. Humain 1 – Machine 0.

Puissance et autonomie à revendre

Le processeur Kirin 970 qui équipe le Honor Play encaisse sans encombre les différentes tâches qui lui sont demandées, le téléphone ne lag pas, ne ralentit pas. L’expérience est bonne de ce point de vue, on a un smartphone “gamer” fluide et puissant et même si on ne se tourne pas vers le Play pour le côté jeu, on ne sera pas déçu par sa puissance.

La quantité de RAM proposée (4Go) peut paraître faible pour 2018 mais d’une, le Play est un milieu de gamme, de deux, Google n’a pas hésité à équiper son smartphone Pixel 3 à plus de 800 € de 4Go de RAM également… L’important ici est bien de savoir que les applications qui pourraient tourner en fond (musique, GPS etc) ne se coupent pas si vous enchaînez les allers retours.

En bref, le Honor Play, sur toute la durée de mon test (1 mois), n’a jamais montré de signe de faiblesse en terme de puissance.

Si je devais émettre un bémol toutefois ce serait au niveau de la connexion bluetooth ; je n’ai effectivement jamais eu autant de problèmes de connexion avec un smartphone moderne qu’avec ce Play. Peut-être que mon unité de test était défaillante mais le fait est qu’entre ma montre connectée Withings Steel HR sport, mes écouteurs Jaybird Freedom, mon casque Sony 1000X M2 ou ma voiture, je rencontrais des problèmes tous les jours. En gros, à chaque fois que je me connectais à l’un ou l’autre de ces appareils, le Play ne pouvait tout simplement pas en changer et j’étais obligé de couper le bluetooth puis le réactiver puis relancer la connexion manuellement avec le nouvel appareil… Blasant. Du coup je finissais par ne synchroniser manuellement ma montre qu’une fois par jour, le soir ou le matin, avant de passer dans la voiture et de faire ma bidouille, puis de refaire la connexion avec le casque à midi etc. Bref, un point à surveiller, probablement corrigeable par mise à jour, mais on sait que ce n’est pas vraiment le fort de ces constructeurs chinois (hors OnePlus).

Enfin, en ce qui concerne l’autonomie, je dois avouer avoir été bluffé et s’il y a bien un point sur lequel le Play n’a pas à rougir en se calant entre l’iPhone X et le Pixel 3, c’est bien là dessus. En moyenne, j’en tirais 5h, 5h30 d’écran allumé et peu importe l’intensité avec laquelle j’utilisais le téléphone, j’ai toujours pu tenir plus d’une journée avec le téléphone.

Excellent boulot de ce côté pour Honor !

Une grosse grosse journée d'utilisation et pourtant toujours du jus.

Honor Play autonomie

Des promesses tenues & des concessions

Toujours remettre dans son contexte les appareils testés. Voilà un exercice pas forcément évident pour quelqu’un qui a utilisé pendant 3 semaines ce Honor Play, calé entre un iPhone X et un Pixel 3. Mais il s’agit bien d’un smartphone vendu un poil plus que 300€ et pour ce prix là on doit s’attendre à certaines concessions.

Si celles concernant la photo et la qualité de l’écran sont attendues, la partie audio mérite d’être un peu plus travaillée, surtout en ce qui concerne l’instabilité rédhibitoire du bluetooth. L’interface maison aussi est assez pénible à utiliser avec ses sollicitations régulières à utiliser tel et tel service Huawei ou Honor, ses applications et jeux préinstallés et non désinstallables. A ce prix là, un Nokia 7 Plus par exemple fait beaucoup mieux.

Mais encore une fois, à ce prix là (340 euros à l’heure où nous écrivons ces lignes) et si vous êtes conscients des limites, vous trouverez en ce Play un smartphone très bien fini, doté d’une autonomie au top et d’une puissance à toute épreuve. C’est finalement ce qu’on attend d’un smartphone orienté jeu, et c’est ce qu’on obtient.

Acheter le Honor Play

À propos de l'auteur
Aram Sulukdjian
Aram Sulukdjian
● Senior Editor pour La Revue Tech, dans le bain des nouvelles technologies depuis son premier StarTac. ● Sous Android depuis son HTC Desire, ni les Blackberry ni les iPhone ne lui apportent autant de satisfactions et de frayeurs que lors du flash d'un recovery custom. ● Egalement juriste, musicien et un peu sportif. ● "Comme une journée bien remplie nous donne un bon sommeil, une vie bien vécue nous mène à une mort paisible." L. De Vinci.
Commentaires
Laisser un commentaire

Poster un commentaire

Design
Qualité du son
Écran
Logiciel
Appareil photo
Performances
Confort