Image default
Smartphones

[Test] Asus Zenfone 6 : la montée en puissance

Asus : pas forcément la première marque à laquelle on pense quand on envisage de changer de smartphone. Et vous auriez tort. J’avais déjà pu être surpris par le Zenfone Max Pro M2 (notre test ici). Là, la marque frappe encore plus fort, avec son Zenfone 6. Un design qui cherche à se démarquer et une fiche technique qui ferait de l’ombre à OnePlus, Huawei ou même Samsung (bon, pas le Note10+ non plus – voir notre test ici) !

Sur le papier, la fiche technique du Zenfone 6 montre les ambitions d’Asus

Commençons par évoquer les caractéristiques techniques du Zenfone 6. A l’intérieur, un Snapdragon 855 accompagné de 8 Go de RAM (ce que j’ai sur le MacBook Air qui me sert à écrire cet article, tout va bien) et 256 Go de mémoire interne (aussi disponible en 64 & 128 Go, avec 6 Go de RAM). Ça commence plutôt bien. Pour le reste, un écran 6,4″ 1080p (404 ppp) au format 19.5:9. Côté photo, on aura droit à 2 capteurs : un capteur « principal » de 48 Mp avec une ouverture f/1.8 et un second de 13 Mp, grand angle, avec un champ de vision de 160°. Capteur d’empreinte digitale, déverrouillage par reconnaissance faciale et USB-C sont, pour notre plus grand bonheur, également de la partie. La batterie, ne l’oublions pas, offre une capacité de 5 000 mAh !

On pourra y ajouter 2 cartes SIM et une carte micro-SD, jusqu’à 2 To.

Un design solide qui le démarque

Si la fiche technique, même si plutôt bien fournie, n’a rien de particulièrement impressionnante face à la concurrence actuelle, le design est bien plus intéressant . Vous le savez sûrement, ou l’avez remarqué sur les photos ci-dessous, pas de notch ou de trou dans l’écran.

Rien ne vient distraire notre regard de l’écran à l’utilisation. On a seulement cette grande dalle qui offre de belles couleurs & une meilleure luminosité que le Zenfone Max Pro M2, qui pêchait en extérieur (600 nits ici, vs 450 nits).

Pas de caméra à l’avant du coup ? Asus a la solution : un mécanisme fait pivoter les capteurs présents à l’arrière vers l’avant. En-dehors du principe, qu’on a déjà pu voir chez des concurrents, c’est plutôt le design du mécanisme que j’apprécie. Asus n’a pas essayé de le cacher, mais fait justement ressortir le module photo avec un design différent du reste de la coque (et pas juste un carré comme c’est la mode en ce moment …). Il parait également plutôt résistant, même si ce genre de mécanisme présente toujours plus de contraintes niveau solidité. A ce propos, Asus évoque une capacité de 100.000 mouvements, soit 28 selfies par jour pendant 5 ans : ça devrait le faire. Les chiffres peuvent, comme moi, ne pas forcément vous convaincre, mais Asus nous a également expliqué avoir utilisé du Liquid Metal pour la construction du mécanisme. Matériau 4 fois plus solide que l’acier, que l’on peut retrouver également chez Apple.

L’arrière présente un aspect très minimaliste : les 2 capteurs photos que l’on vient de mentionner, le flash, le capteur d’empreinte digitale, la mention “Asus” et un petit texte “mobile phone designed by Asus …” dont on se serait passé.

Sur les tranches, boutons power, volume +/- & une Smart Key qui sert à lancer Google Assistant mais, merci Asus, pourra être réglé pour lancer une autre action (une dizaine au choix, dommage qu’on ne soit pas totalement libre de choisir l’action à effectuer). Petit détail que j’aime beaucoup, la touche de couleur autour du bouton power. Pour les ports, on retrouve de l’USB-C et le jack 3.5 mm ! Petit bémol, tous les boutons se trouve sur la tranche droite, la Smart Key se retrouve du coup bien trop haut pour être accessible de manière confortable sur un téléphone aussi grand.

Une expérience utilisateur qui tient la route

Fidèle à moi-même, je trouve que la meilleure expérience Android est proposée par les Pixel. Là où Asus me fait plaisir, c’est en proposant une surcouche très légère. Quelques changements ici et là offert par l’interface maison ZenUI (le réglage de la luminosité en bas des raccourcis rapides plutôt qu’en haut, vu la taille de l’écran c’est bien pensé). Peu d’applications préinstallées, et globalement une expérience agréable à l’usage. Autre avantage d’une surcouche légère ? Les mises à jours ! Android Pie est actuellement en cours de déploiement, et c’est plutôt cool.

Pour le déverrouillage, le capteur d’empreinte digitale fait très bien le travail ! Sa taille et l’aspect mâte permet de le retrouver facilement du bout du doigt. Pour le déverrouillage par reconnaissance faciale, elle est également plutôt efficace, mais attendre  la rotation du module photo nous pousse vite à repasser par le capteur d’empreinte.

Grâce au S855 et ses 8 Go de RAM, le Zenfone 6 propose des performances tout à fait satisfaisantes. J’ai toujours quelques préjugés quand je teste un smartphone Asus, car la gamme Zenfone revient quand même de loin, mais je m’étonne à l’utiliser sans broncher : très bon point !

Et l’autonomie dans tout ça ? Est-ce qu’il nous suivra toute la journée ? Avec une batterie 5 000 mAh, évidemment, le contraire aurait été étonnant. La capacité est la même que sur le Zenfone Max Pro M2, qui offrait une très bonne autonomie. Ici, elle est légèrement en deçà, mais un utilisateur « lambda » devrait être tranquille pendant 2 bonnes journées. Et malgré cette énorme batterie, le poids n’est pas gênant (190 g, contre 177 g pour un iPhone XS), ni l’épaisseur (9,2 mm, contre 7,7 mm sur un iPhone XS).

La photo, seule ombre au tableau

Malgré un score de 104 sur DXO, c’est bien à ce niveau que je suis le plus déçu. Comme on l’a dit, le capteur principal offre 48 Mp, et est associé à une ouverture f/1.8. Il est accompagné d’un autre capteur, 13 Mp, grand angle.

Si les selfies seront forcément incroyables niveau détail – rappelez-vous, le module photo pivote de l’arrière vers l’avant – les clichés peuvent parfois manquer cruellement de vie. De ce que j’ai pu en tirer, les couleurs sont parfois fades. Incroyable car les conditions n’étaient pas spécialement mauvaises (voir les photos au zoo par exemple). Mais quand l’appareil photo ne se veut pas capricieux, le résultat est très plaisant : de belles couleurs, du détail (forcément moins avec le grand angle), et la présence de cet objectif grand angle qu’on a plaisir à utiliser quand besoin. Ce que je lui reproche le plus, c’est ce manque de consistance.

Un bon smartphone côté photo, sans tirer son épingle du jeu, et j’aurais aimé dire le contraire, tant la copie de ce Zenfone 6 était jusque là parfaite !

On notera la fonctionnalité de suivi apportée par le mécanisme de l’appareil photo : posé sur un trépied, l’appareil photo sera capable de vous suivre. Le module bougera en fonction de vos déplacements. Pas utile pour tout le monde, mais c’est sympa d’ajouter ce genre de fonctionnalité (complètement gimmick, on est d’accord). Même principe pour un panorama, qui se fera automatiquement (uniquement vers la gauche, ou la droite, du coup).

Une gamme qui veut renouer avec l’innovation

A l’image de ce que peut faire le constructeur sur le marché des PC, la gamme de smartphone Zenfone montre les ambitions d’Asus sur ce marché et son désir de renouer avec l’innovation. En voulant offrir une gamme plus rationnelle, Asus veut faciliter le choix du consommateur, et le constructeur montre bien vouloir mettre toutes les chances de son côté. Avec un prix de départ à 499 €, dans sa version 64 Go + 6 Go de RAM, allant jusque 599 € pour la version 256 Go + 8 Go de RAM, Le smartphone offre un design solide, qui se démarque, et des performances tout à fait honorables, que ce soit pour l’utilisation quotidenne (qu’elle soit gourmande ou non) que du côté de l’autonomie.

On reste un peu sur notre faim côté photo avec des résultats malheureusement aléatoire, indépendamment de l’environnement. On a un mécanisme plutôt bien pensé pour contourner le problème du notch, des chiffres qui sur le papier sont intéressants, mais dans la pratique les clichés manquent parfois de vie ! Encore un effort Asus, on y est presque au fameux “flagship killer” idéal !

 

Cet article peut contenir des liens affiliés. En plus de représenter une source de revenus pour La Revue Tech, ils nous permettent de garder notre indépendance et de partager un avis objectif. Nous ne percevons pas de revenus des marques.

Vous aimerez sûrement

Ajoutez un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site.